Nous le savons, notre société de consommation a des conséquences de plus en plus intolérables sur notre environnement et sur notre santé. Pollution extrême, destruction de la biodiversité et utilisation abusive des ressources naturelles pour la production, la gravité de la situation semble proportionnelle à notre indifférence. Si nous sommes dans l’ère de la quête perpétuelle de nouvelles solutions pour limiter ces impacts négatifs, il semble tout de même que le plus efficace reste encore de changer notre façon de consommer. Des initiatives se développent pour nous encourager à consommer différemment, et, plus particulièrement, nous inciter à modifier notre regard sur ce qui nous semble ou non consommable. C’est notamment le cas de l’épicerie OzHarvest en Australie, qui lutte contre le gaspillage alimentaire en proposant uniquement des denrées périmées mais parfaitement consommables. 

 

60 millions de repas distribués

L’ouverture du OzHarvest Market est en fait le prolongement de l’action de OzHarvest, le principal organisme de collecte et de redistribution de produits alimentaires sur le territoire australien. Leur mission consiste à récupérer les invendus alimentaires des magasins ayant dépassé la date de péremption légale, avant qu’ils ne soient jetés à la poubelle, afin de les offrir à plus de 900 œuvres de charité. Depuis 2004, l’organisme a déjà délivré plus de 60 millions de repas, et récupéré plus de 20 000 tonnes de biens alimentaires condamnés à finir dans la poubelle. Ils récupèrent ces biens sur les marchés, dans des supermarchés, hôtels, grossistes, stades, catering, centres commerciaux, cafés et restaurants, mais aussi directement chez les producteurs locaux.

Dans la continuité de ce projet, OzHarvest Market est devenu le premier marché de récupération jamais ouvert sur le territoire. Son concept est de rendre ces produits récupérés disponibles pour tous, sans aucune considération d’argent. « Take what you need, give if you can » (prends ce dont tu as besoin, donne si tu le peux), voilà la philosophie hors normes de ce supermarché unique en son genre qui assure à chacun de pouvoir repartir avec ce qu’il a besoin même s’il ne peut pas entièrement payer son panier d’achat. Pour ceux qui le peuvent, le lieu propose de faire un don à l’organisme, afin de lui permettre de poursuivre sa mission. Et pour cause, pour chaque dollar que le marché récolte, c’est deux repas que l’organisme peut offrir à d’autres personnes dans le besoin. Mais au-delà de cette nouvelle façon de vendre, en intégrant les réalités sociales de chacun, OzHarvest Market a la particularité de lutter à son échelle contre le plus grand paradoxe de notre monde. Chaque année, environ un tiers de ce que nous produisons dans le monde atterrit dans la poubelle, et pourtant près de 800 millions de personnes s’endorment chaque soir la faim au ventre.

Triomphe de l’économie circulaire ?

Cette nouvelle façon de penser la production/consommation, c’est l’économie circulaire et solidaire. Un nouveau modèle qui prend peu à peu sa place et qui rompt avec celui que nous privilégions depuis la révolution industrielle, qui suppose des ressources éternelles et qui repose sur le schéma suivant : matières premières extraites > production > consommation > déchets.Concrètement, l’objectif de l’économie circulaire est de passer d’un modèle de « réductions ‘impacts » à un modèle de « création de valeurs » sociales, économiques et environnementales.L’économie circulaire permet de considérer autrement ce que nous appelons « déchets » dans notre économie linéaire, et d’offrir plusieurs vies aux produits créant ainsi des cercles vertueux. C’est ce que fait, par exemple OzHarvest Market en proposant des produits dont ne veulent plus les supermarchés pour des raisons de législation et en créant, du coup, un cercle vertueux économique, social mais également environnemental. Le caractère gratuit de l’action ajoute une note « solidaire » bienvenue en temps de crise à cette approche circulaire.

En France, nous avons également des exemples d’initiatives d’économie circulaire. C’est le cas de Phenix, une jeune start-up environnementale scandalisée par le gaspillage alimentaire en France et dans le monde. D’autant plus que ce gaspillage a un coût pour la société. Selon la FAO, le coût économique direct de ces produits perdus ou gaspillés s’élèverait à 900 milliards d’euros par an. Et si on ajoute à cela le coût environnemental et social, l’ardoise s’élève à 2340 milliards d’euros. Alors, la mission que s’est donnée Phenix est de redonner une seconde vie aux produits, surplus et déchets. Concrètement, l’entreprise accompagne les acteurs du milieu de la grande distribution et de l’industrie dans leur transition écologique en simplifiant leurs logiques de dons, de revente ou de recyclage avec comme ambition ultime le « zéro déchets ».

Bien heureusement, la législation semble évoluer en faveur d’un recul du gaspillage alimentaire. En France par exemple, le Rapport Garot publié en 2015 et intitulé « Lutte contre le gaspillage alimentaire : Propositions pour une politique publique », avait jeté les bases d’une nouvelle bataille contre le gaspillage alimentaire. Mais si ces évolutions sont possibles, c’est en majeure partie grâce au travail de ces organismes, entreprises, associations qui luttent chaque jour pour remettre du sens dans notre modèle de consommation, et dont le travail alerte les populations et les décideurs publics. C’est par exemple le travail de OzHarvest qui avait été à l’origine d’une modification de la législation australienne en 2005 pour faciliter les dons de surplus de nourriture par les citoyens à des organismes de bienfaisance. Si on ne peut que s’en réjouir, personne ne peut perdre de vue que la problématique du gaspillage est également structurelle, inévitablement liée à des économies d’échelles et des logiques productivistes qui se sont imposées dans nos sociétés modernes ces dernières décennies.

 

Source : https://mrmondialisation.org/dans-ce-magasin-on-ne-vend-que-des-denrees-perimees/

 


La Fondation APICIL contre la douleur et le Professeur Perrot, rhumatologue spécialiste des douleurs articulaires à l’Hôtel-Dieu et à l’hôpital Cochin développent de nouvelles pratiques de lutte contre les douleurs, notamment ostéoarticulaires. Fervents défenseurs des approches non médicamenteuses et des initiatives centrées sur le vécu des patients, leur coopération vise optimiser les connaissances des patients sur la douleur afin d’élaborer des outils d’amélioration de la qualité de vie de ces malades.

Arthrose : de nouvelles pratiques contre la douleur
Poursuivant ses missions de soutien à la recherche, la prévention, la formation et l’information auprès des patients, la Fondation APICIL contre la douleur apporte son expertise et son appui à trois projets d’études, portés par le Professeur Serge Perrot. L’objectif de ce partenariat est triple : accroître les connaissances sur les douleurs articulaires, éduquer les patients et améliorer leur qualité de vie.

Rhumatologue et spécialiste de la douleur, notamment dans l’arthrose, le Professeur Serge Perrot est un fervent partisan des techniques non médicamenteuses de traitement de la douleur et d’une pédagogie thérapeutique des patients, il est à l’initiative de plusieurs travaux de recherche et de développement d’outils destinés à améliorer les connaissances médicales (principalement sur les douleurs articulaires) et la qualité de vie des patients.

Avant d’aller plus loin, rappelons que l’arthrose est une maladie provoquant la destruction progressive du cartilage des articulations et pouvant aller jusqu’à sa disparition. Elle touche la plupart des articulations, et plus fortement la colonne vertébrale, les hanches, les genoux et les mains. Symptôme majeur de la maladie, la douleur arthrosique est un phénomène qui peut survenir quelques fois par an ou au contraire, persister en continu, à différentes intensités pendant plusieurs années.

Il n’existe à ce jour aucun traitement curatif de l’arthrose. Sa prise en charge est essentiellement fondée sur le soulagement des symptômes douloureux, et gagne bien souvent à allier les approches pharmacologiques et non-pharmacologiques. Les exercices en piscine, travail de la flexibilité, Tai-Chi, ou encore acupuncture et aide à la perte de poids peuvent avoir des effets analgésiques et de gain fonctionnel au niveau des articulations.

L’arthrose est une atteinte chronique extrêmement fréquente. Caractérisée par des douleurs très handicapantes, elle touche le plus souvent les genoux, les hanches et les mains. Alors que l’on considère souvent la douleur comme un symptôme univoque de l’arthrose, elle peut en fait avoir des composantes multiples. Elle peut être mécanique et liée à la marche, inflammatoire et survenant la nuit, avec des sensations de brûlure ou bien des démangeaisons, ou encore être fugace et irradier en éclair les articulations.

Il convient alors mieux de parler de douleurs au pluriel. De plus, à l’heure actuelle, la prise en charge des douleurs arthrosiques reste très incomplète. Les traitements médicamenteux sont peu efficaces, souvent mal tolérés et n’agissent que sur certaines composantes de la douleur.

Bien que 20% de la douleur chronique répertoriée dans le monde soit due à l’arthrose, ces symptômes douloureux ont été négligés pendant de nombreuses années dans le domaine médical. De nombreuses fausses croyances circulent parmi la population, souffrante ou non, selon lesquelles l’arthrose est la conséquence du vieillissement et qu’il n’y a rien à faire pour soulager les douleurs sinon rester au repos le plus souvent possible, l’aggravation de la condition est inéluctable, etc. 

« Alors que les douleurs articulaires sont des symptômes très fréquents, les solutions médicamenteuses et les études menées à ce sujet sont bien rares. Il y a peu de rhumatologues qui s’impliquent dans la gestion de la douleur, bien que celle-ci soit le symptôme majeur des maladies comme l’arthrose.
Depuis de nombreuses années, je n’ai pas cessé de m’engager à améliorer la reconnaissance de ces douleurs et à œuvrer pour une meilleure prise en charge globale des douleurs. Je souhaite continuer à augmenter le nombre de projets de recherche dans ce domaine et à m’impliquer dans les techniques d’évaluation et de gestion des douleurs
» indique le professeur Perrot.

L’arthrose, sans traitement curatif à ce jour, est souvent considérée comme une fatalité. Même si elle n’engage pas le pronostic vital des patients qu’elle touche, cette condition est la deuxième cause d’invalidité dans les pays développés. Le vieillissement de la population française rend cette maladie de plus en plus préoccupante en termes de santé publique, mais aussi de plus en plus coûteuse.

Pourtant, il n’existait jusqu’alors aucun programme éducatif dédié spécifiquement à l’arthrose en France. C’est pourquoi le Docteur Dominique Pérocheau, rhumatologue diplômée en Éducation Thérapeutique des Patients (ou ETP) a initié le projet ARTHROSCHOOL, sous la tutelle du Professeur Serge Perrot.

Cette méthode s’est inspirée du programme ASMPB de l’Université de médecine de Stanford. Ce dernier, largement développé dans les pays anglo-saxons, a prouvé son efficacité dans la réduction de la douleur, l’amélioration de la qualité de vie et la réduction du recours aux soins pour les patients. Car, comme le rappelle le Professeur Perrot, le coût de la maladie et des douleurs associées est aussi supporté par les patients : « Au-delà de la souffrance et de l’inconfort associés aux douleurs arthrosiques, il y a des coûts financiers énormes liés à ce problème, parmi lesquels les frais médicaux, le temps de travail perdu, la diminution qualitative et quantitative dans l’activité professionnelle et dans la vie personnelle du patient ».

Dans la pratique, le projet ARTHROSCHOOL, se déroulant à l’Hôtel-Dieu et de l’hôpital Cochin tente de faire évoluer les mentalités et les comportements afin de faire comprendre aux patients les bénéfices potentiels des diverses stratégies médicamenteuses et non médicamenteuses liées à l’arthrose. Accompagnant ce volet informatif, la formation propose également aux patients de développer leur autonomie dans la gestion de leur maladie et de leur douleur, grâce à l’acquisition de compétences spécifiques. Ces dernières sont enseignées au travers d’une approche pluridimensionnelle, propre au caractère chronique de la douleur arthrosique, alliant entre autre kinésithérapie, diététique, sophrologie et psychologie.

Le but premier de la formation est de délivrer à chaque patient les connaissances et les compétences lui permettant à terme de gérer efficacement sa douleur, de conserver ou de rétablir le maintien de ses articulations, en somme de rendre les patients acteurs de l’amélioration de leur qualité de vie. Le développement de ce programme éducatif doit également permettre de connaître les croyances et attentes de ce type de patients, pour à terme pouvoir créer des documents exhaustifs sur l’arthrose, supports de diffusion de l’éducation thérapeutique.

Du point de vue de la recherche, la mise en place de ce projet et de ses intérêts sur les patients atteints d’arthrose seront évalués. La comparaison, entre des patients arthrosiques inclus et d’autres ne bénéficiant pas de cette prise en charge, se base sur les niveaux de douleurs chroniques, de qualité de vie et de gestion du handicap.

source : http://www.senioractu.com/Arthrose-de-nouvelles-pratiques-contre-la-douleur_a19513.html

Vous voulez vous faire plaisir en cuisine et réussir ces plats que vous avez toujours ratés jusque-là ? Vous brûlez de comprendre les principes qui se cachent derrière vos recettes favorites ? C’est simple, comme les plus grands chefs, il vous faut savoir un peu de chimie !

Voici enfin le livre qui va vous initier à ses mystères :

• Quel est le secret d’une marinade réussie ? D’un glaçage à blanc ? D’une crème fouettée ? D’une gelée de fruits ?
• L’« œuf parfait », ça existe vraiment ?
• Comment rendre les légumineuses digestes ?
• Le tempérage du chocolat, c’est indispensable ?

Toutes ces questions, et bien d’autres encore, trouveront leur réponse dans 55 recettes, déclinées à travers 11 familles de produits – œufs, légumes, viandes, poissons, fruits, pâtisseries… Chaque famille est présentée par un chef étoilé, candidat Top Chef, Bocuse d’or, Meilleur ouvrier de France, etc. qui détaille sa façon de travailler le produit et donne toutes ses astuces – ainsi qu’une recette inédite…

Non seulement vous ne raterez plus jamais votre sauce meurette, mais l’espuma, le foie gras cuit à basse température et la gelée de thym fumé seront désormais à votre portée !

Découvrez un extrait : 

toute la chimie qu’il faut savoir pour devenir un chef CUISINE AD 20 mai[1]

Les auteurs : 

Hélène Binet : journaliste culinaire. Elle a créé un site d’informations professionnelles dédiées aux métiers de salle : www.unoeilensalle.fr.

Julien Garnier : ingénieur en alimentation et fondateur de la société SENES, expertise en technologies et nouvelles techniques alimentaires.

Christophe Lavelle : biophysicien, chercheur au CNRS et au Muséum national d’histoire naturelle, cofondateur du Food 2.0 Lab (food20.fr).
Préface de Régis Marcon (Le Clos des cimes, 3 étoiles au Michelin)


Positionnement du « domicile » comme premier choix des personnes âgées et des pouvoirs publics, résidents de plus en plus dépendants… Des évolutions qui doivent amener les Ehpad à devenir le coeur de plateformes de services de proximité, tout en renforçant leur médicalisation, ont expliqué Geneviève Gueydan, directrice générale de la CNSA, Sophie Boissard, directrice générale de Korian, et Albert Lautman, directeur général de la Mutualité française, aux assises des Ehpad.

Passer de la théorie, très partagée, de l’évolution des missions des Ehpad dans les années à venir, à la pratique. C’est un peu ce à quoi ont encouragé les intervenants de cette table ronde des assises des Ehpad, consacrée précisément à l’avenir de ces établissements, le 23 mars.

En préambule, Geneviève Gueydan a rappelé l’arrivée des baby-boomers au grand âge à partir de 2025-2030. Il y a donc des « perspectives pour les Ehpad », a-t-elle estimé, soulignant que le nombre de places avait doublé « entre 2006 et 2016 ».

Convenant que l’on était actuellement « dans une phase de stabilisation par rapport aux grands plans de création » -en clair, les créations de places se font beaucoup plus rares-, elle a expliqué que la question se posera donc à nouveau, « mais pas de façon mécanique ».

« Les Ehpad devront -et c’est déjà le cas aujourd’hui- se positionner dans une organisation territoriale, un continuum d’accompagnement, de soins, sur un territoire avec des coopérations à développer », a-t-elle résumé. Ils « évolueront comme des plateformes techniques, des lieux de ressources, pour faciliter le maintien à domicile et être des ressources pour le répit et le soutien aux aidants », a précisé la directrice générale de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). « C’est une réalité qui émerge aux quatre coins du territoire », a-t-elle ajouté.

S’appuyant sur l’expérience de Korian, présent dans quatre pays européens, Sophie Boissard a assuré qu' »en Belgique ou en Allemagne, il n’y a pas une maison de retraite médicalisée qui n’ait pas, à proximité, sa résidence services avec toujours un accueil de jour » et une plateforme de soins à domicile. « C’est vers cela qu’il faut aller », a-t-elle encouragé.

 

Le casse-tête de l’accueil de jour

Sauf que l' »on reste toujours bloqué » en France par « les différents canaux de financement, et la prise en charge, l’articulation, entre le médico-social d’un côté, et le financement des soins sur lesquels on émarge à des enveloppes et des référentiels très différents. En particulier entre médecine de ville, financement des maisons de retraite médicalisées et soins à domicile, on est toujours en train de se confronter à des angles morts », a-t-elle déploré.

Et elle a cité, pour illustrer, les problèmes d’accès aux accueils de jour: « On est confronté à cette question du transport [pour les personnes âgées qui souhaitent s’y rendre]. Il n’y a aucun problème pour payer du transport sanitaire pour aller faire n’importe quelle consultation dans n’importe quel hôpital, toutes les compagnies de taxis en vivent, mais en revanche pour accompagner une personne âgée fragilisée régulièrement dans un accueil de jour dans un Ehpad, alors là, il n’y a rien, il n’y a plus personne, ce n’est pas possible ! », s’est-elle exclamé.

« Le point auquel on se heurte, c’est qu’aujourd’hui les modèles de financement n’existent pas et il faut vraiment faire preuve d’inventivité en termes d’ingénierie de financement », a-t-elle insisté. « Mais je suis optimiste car la négociation des CPOM [contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens] va nous aider à aller dans cette direction », a-t-elle néanmoins assuré.

De son côté, le directeur général de la Mutualité française, Albert Lautman, a souligné lui aussi l’importance de ce qu’il a appelé « l’Ehpad hors les murs » qui permet de répondre aux besoins des personnes âgées d’un territoire tout en complétant « l’offre de services » de ces établissements.

Soulignant la force de la Mutualité, présente sur les champs sanitaire et médico-social avec toute la palette de prises en charge, il a expliqué avoir de nombreux projets en ce sens, comme « en Isère » ou « en Anjou-Mayenne où nous sommes en train de travailler concrètement sur comment l’Ehpad peut être une plateforme de services pour les personnes âgées isolées sur un territoire ».

« On est au début de cette réflexion-là », a-t-il précisé, souscrivant aux « problèmes de financement » évoqués par Sophie Boissard.

Il a cité aussi un exemple, à Montpellier, d’un pôle constitué d' »une crèche, une résidence autonomie et un Ehpad et où on peut développer des services -sans avoir de problèmes de transport- de prévention, ou d’activité physique adaptée » par exemple.

 

Davantage de soin, mais « du soin caché »

L’autre enjeu des Ehpad pour les années à venir sont « la qualité et l’adaptation des prises en charge » avec « la fragilité, les polypathologies, les atteintes cognitives, et donc l’accueil des personnes plus dépendantes, mais avec des formes de dépendances plus diversifiées », a résumé Geneviève Gueydan.

« On ne peut pas faire du standard dans les réponses », a-t-elle estimé, interrogeant sur la manière dont « on garantit à la fois une très bonne organisation des soins, cohérente autour des personnes -et encore aujourd’hui on a du chemin à parcourir en la matière-« , dans des établissements qui doivent rester « des lieux de vie », soucieux du « bien-être des personnes » et de « l’entretien de leurs capacités ».

La directrice générale de Korian, Sophie Boissard, a renchéri: « Dans nos maisons, on voit tendanciellement le niveau de dépendance progresser; aujourd’hui, ce sont 74% des personnes accueillies en maison de retraite qui sont GIR 1 et 2, et […] nous estimons que, dans notre réseau, 40% à 50% des personnes accueillies ont des troubles cognitifs« .

« Cela veut dire qu’en termes de prise en charge, de formation, de soutien médical et en termes d’agencement de nos lieux, il faut d’abord et avant tout adapter notre parc à cette situation de grande dépendance », a-t-elle poursuivi.

« Et j’ai deux préoccupations: la première, c’est d’avoir le soutien médical qui va bien », mais pas pour « faire des Ehpad de quasi-hôpitaux ». « Il faut du soin, mais du soin caché », a-t-elle résumé.

« Nous, notre enjeu c’est d’avoir les médecins coordonnateurs […]. Un tiers de nos médecins ont plus de 55 ans… », a-t-elle expliqué, assurant que la démographie des généralistes était « aujourd’hui le sujet qu’on doit poser collectivement sur la table et pour lequel on doit trouver des solutions ».

Sa « deuxième préoccupation », c’est « le personnel des Ehpad ». « On a besoin de plus de temps de présence auprès des résidents. Mais comment je m’organise pour être capable de former et de soutenir, en proximité, au quotidien, les équipes de mes établissements ? », a-t-elle interrogé.

« A l’échelle du groupe » Korian, « on a les moyens de commencer à s’organiser pour faire ça, avec une ‘académie' » et la généralisation du e-learning, a-t-elle précisé.

 

Les défaillances de l’OPCA de branche

« Mais aujourd’hui, on n’est pas du tout gréé, à l’échelle de la branche, pour apporter en profondeur et en régularité, la formation. C’est vraiment quelque chose qui doit nous mobiliser tous ! », a-t-elle appelé.

« On a construit chez Korian un passeport gériatrique’« , avec « les composantes de savoirs que chaque soignant et chaque membre de l’équipe doit avoir, notamment sur les troubles cognitifs. Aujourd’hui, l’organisme de formation de la branche n’est pas prêt à contribuer au financement de ce passeport gériatrique ! C’est quand même une histoire de fou ! », a-t-elle tempêté. L’organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) de la branche de l’hospitalisation privée, dont dépendent les Ehpad commerciaux, est Actalians.

« L’Ehpad lieu de grande dépendance, c’est un phénomène qu’on constate et qui est irréversible, c’est le sens de l’histoire. Il faut qu’on s’adapte à cette réalité », a confirmé de son côté Albert Lautman.

Il a aussi souligné la nécessité de s’adapter à de nouveaux publics, comme les personnes handicapées vieillissantes. « Le public des migrants dépendants est […] aussi un public auquel on n’est pas forcément habitué, car la diversité sociologique dans nos structures n’est pas toujours très forte », a-t-il ajouté.

« Mais quels progrès médicaux est-on capable de faire dans les 20 prochaines années sur la prise en charge de la maladie d’Alzheimer ? On a fait des progrès énormes dans la compréhension des mécanismes de la maladie, pas beaucoup dans le traitement… Si, dans les 20 ou 25 années qui viennent, il y avait des progrès significatifs, cela changerait complètement la vision qu’on peut partager sur l’avenir des Ehpad », a-t-il néanmoins prévenu…

Valérie Lespez

Journaliste

valerie.lespez@gerontonews.com

source : http://www.gerontonews.com/l-Ehpad-du-futur-entre-soins-accrus-et-services-de-proximite-NS_CZ3ONKKAI.html 



Préparation 

Les légumes

Mixer les carottes avec l’eau et l’huile de colza, assaisonner et ajouter le Crudimains. Répartir l’appareil dans une barquette et bien lisser, filmer. Réserver au frais. 

Mixer le concombre, ajouter la crème, rectifier l’assaisonnement puis terminer avec le Crudimains. Répartir dans une barquette, filmer et réserver.

Mixer le chou-fleur avec l’eau et l’huile de colza, assaisonner et terminer avec le Crudimains. Répartir dans une barquette, filmer et réserver.

La cervelle de Canut :

Laisser égoutter le fromage blanc à travers une passette au dessus d’un saladier ou d’un cul-de-poule. Pendant ce temps, éplucher et ciseler l’échalote. Peler la gousse d’ail, ôter le germe et le hacher. Laver et essuyer le persil plat, la ciboulette et l’estragon et mixer l’ensemble des éléments.

Dans un autre cul-de-poule, ajouter l’huile de colza et de noix, le fromage blanc, la crème fraîche, la préparation mixée. Assaisonner de sel et de poivre puis mélanger à l’aide d’une maryse ou d’un fouet. Réserver.

Dressage : 

Tailler les carottes, le concombre, le chou-fleur en bâtonnets, les dresser harmonieusement et servir accompagné de la cervelle de canut. 

*Le Crudimains (Senes Solution) permet de gélifier à froid les crudités


À noter : Cette recette apéritive a beaucoup d’intérêts nutritionnels, tels que vitamines et éléments minéraux dans les légumes et les herbes, oméga 3 avec les huiles de noix et de colza, protéine et calcium avec la faisselle. 


Recette par Stéphane Ribière,
directeur Pôle formation et R&D Senes


Des personnes âgées qui déjeunent quotidiennement dans une résidence pour seniors de Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse, ont lancé une pétition pour que leurs repas du midi changent : ils en ont marre de la nourriture trop saine et des menus trop équilibrés ! Non mais !

Lyon est le pays de la « bonne bouffe ». On aime les bonnes choses et la bonne chair ! Les plats en sauce, la charcuterie, les bons desserts, etc. Pas étonnant, dans ce contexte, que ce groupe de retraités lyonnais soit en colère. En effet, depuis que le prestataire de services a changé dans leur restaurant pour seniors, terminés les petits plats mitonnés ! Désormais, c’est du diététique à tous les déjeuners ! 
  
Selon le quotidien local Le Progrès, ces personnes âgées -majoritairement des dames- ont lancé une pétition pour le retour de leus bons petits plats le midi. Cette nourriture trop saine, ce n’est pas compliqué… elles n’en veulent pas ! Elles n’en peuvent plus de manger diététique : légumes à l’eau, fromage blanc (allégé), compotes, etc. Bref, des bonnes choses pour le corps et le « bien vieillir », mais nettement moins agréables à manger ! 
  
Au-delà de cette pétition lancée il y a maintenant trois mois et envoyées à des élus locaux, certains retraités ont tout simplement décidé de « boycotter » le restaurant de cette association lyonnaise qui se trouve dans le quartier de la Croix-Rousse et qui sert des repas chauds six jours sur sept, le midi. 
  
Face à ce tollé, il semblerait que le prestataire de service ait promis de revoir ses menus pour la rentrée prochaine… En attendant : Mc Do ? 

Source : http://www.senioractu.com/Lyon-un-groupe-de-retraites-n-en-peut-plus-des-repas-dietetiques-_a19208.html


FORMATION

LYON LES 27 ET 28 MARS 2017

TEXTURES MODIFIÉES, MANGER-MAINS & ENRICHISSEMENTS

30% remise sur la formation

Afin qu’elle soit authentique et traditionnelle, la cuisine à destination des personnes âgées se doit d’être réfléchie et travaillée.
Outre les problèmes de dénutrition, de déglutition et bien d’autres encore, le plaisir de manger doit rester l’élément essentiel de chaque repas.

Senes vous accompagne dans ce défi quotidien !

PROGRAMME

  • Une demi journée de formation théorique
  • Une journée et demi de formation pratique : perfectionnez-vous dans la réalisations de plats en textures modifiées de l’entrée au dessert.

DURÉE
2 jours (14 heures)

AUTRES FORMATIONS

  • Paris les 4 et 5 avril 2017
  • Lyon les 16 et 17 mai 2017
  • Paris les 6 et 7 juin 2017

SENES présent et intervenant au colloque « Plateforme Alzheimer » organisé par le Docteur Christian GILLES (Gériatre pour le Groupe VIVALIA).

Ce colloque s’est déroulé le vendredi 13 novembre dans la province du Luxembourg.

 

La Plateforme Alzheimer : une ardeur d’avance en matière d’accompagnement des patients atteints d’Alzheimer.

Unique en Wallonie, cette ASBL a été créée pour vous.
La maladie d’Alzheimer est une maladie courante en Belgique. D’ici 2020, la plupart des familles sera touchée par la maladie et 20 000 nouveaux cas sont décelés chaque année. En incluant l’entourage familial on pourrait estimer à environ 700 000 les personnes directement concernées.

La Plateforme Alzheimer de la Province de Luxembourg a été créée le 21 mars 2012.

Au-delà de son rôle d’information, elle se mobilise pour la construction et la mise en place d’un véritable réseau de soins adapté à son vaste territoire rural.
Ses missions : promouvoir coordonner et compléter les structures de soins aux malades d’Alzheimer et de soutien à leurs proches.

La Plateforme Alzheimer s’adresse aux professionnels mais aussi aux malades et leur famille. Elle vise le bien-être du patient et de son entourage.  Elle favorise des soins de qualité accessibles à tous en soutenant les prestataires d’aide et de soins.

Pluraliste et interdisciplinaire, elle couvre avec le même dynamisme les 44 communes que compte la province et regroupe à ce jour plus de 25 services et institutions actifs dans ce domaine.

Notre Plateforme peut compter également sur l’engagement motivé de bon nombre de personnes privées témoins de la maladie d’Alzheimer.

« Les souvenirs oubliés ne sont pas perdus. »
 S. Freud
Manger Mains - Texture Modifiée

Manger Mains – Texture Modifiée

Manger-Mains et Texture Modifiée

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Texture modifiée et manger-mains

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Nutrition seniors

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