Les plats sucrés sont très appréciés des personnes âgées. Cette recette de clafouti vous permettra de proposer un dessert ou une collation enrichie à l’aide de notre protéine végétale le Proti+Végé.

 

Temps de préparation : 20 minutes

Temps de cuisson : 30 à 40 minutes

Ingrédients pour 10 convives :

            • 0,700 kg de pêches de vignes
  • 0,030 kg de miel
  • 0,200 kg d’œufs
  • 0,060 kg de sucre
  • 0,060 kg de farine
  • 0,075 kg de poudre d’amandes
  • 0,060 kg de Proti+ Végé
  • 0,4 litre de lait

 

Progression de la recette

  1. Dénoyauter les pêches de vigne et les couper en quartier.
  2. Faire revenir les quartiers avec le miel et les déposer dans un plat beurré et fariné
  3. Réaliser l’appareil à clafouti en mélangeant les œufs, le sucre, la farine, les amandes, le proti+VG et le lait
  4. Verser l’appareil sur les pêches et cuire au four à 190°C pendant 30 à 40 minutes
  5. Servir sur assiette et saupoudrer de sucre glace

 Info recette : Cette recette peut être réalisée avec tous les fruits frais de saison mais aussi avec des fruits cuits.

 Valeurs nutritionnelles pour 1 portion de 120 g cuit :

Énergie : 202 kcal /849 kjoules – Matières grasses : 7,1 g dont 1,5 g d’AGS – Glucides :  22,3 g dont 16,8 g de sucres – Fibres :  2,3 g – Protéines : 11,6 g – Sel : 0,3 g – Calcium : 86,5 mg – Vitamine C : 5,2 mg.

Coût moyen par convive : 0,38 €  


Senes Solution a élaboré le Spécial Manger-Mains pour vos recettes en manger-mains. Nous vous proposons de l’utiliser aujourd’hui d’une façon différente dans la préparation d’une délicieuse terrine de poisson associée aux légumes d’été. Cette recette pourra ravir vos convives en entrée mais également en plat accompagnée d’une garniture de votre choix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Temps de préparation : 20 minutes

Temps de cuisson : 45 minutes

Ingrédients pour 10 convives :

  • 250 g de poisson blanc au choix (colin, cabillaud, merlu,….) frais ou surgelé
  • 10 gr de Spécial Manger Mains Senes Solution
  • 230 gr de crème liquide UHT 35%MG
  • 20 g d’huile d’olive
  • 120 gr de ratatouille
  • ¼ bouquet de basilic ciselé
  • 200 g d’une mayonnaise à l’ail ou de sauce aïoli
  • Sel, poivre, piment d’Espelette PM

 Progression de la recette

  1. Mixer la chair de poisson assaisonnée de sel, poivre et piment à l’aide d’un cutter ou blixer bien froid.
  2. Ajouter le Spécial Manger Mains, mixer à nouveau, puis ajouter la crème et terminer par l’huile d’olive.
  3. Débarrasser la mousse de poisson et ajouter délicatement la ratatouille et le basilic ciselé.
  4. Rectifier l’assaisonnement si besoin
  5. Remplir un moule à cake graissé avec l’appareil. Filmer au contact.
  6. Cuire cette terrine au four vapeur 95°C pendant 45 min environ jusqu’à obtenir 85°C à cœur.
  7. Refroidir selon les règles.
  8. Trancher la terrine et la dresser dans une assiette accompagnée d’une mayonnaise à l’ail ou d’une sauce aïoli
  9. Décor au choix
  10. Servir bien frais

Info recette : Vous pouvez remplacer le poisson blanc par du saumon ou réaliser un mélange 50/50 poisson blanc/saumon pour une recette plus festive. Pour les texture modifiées vous pouvez mixer la ratatouille et le basilic avec le poisson pour obtenir une terrine à texture lisse. La cuisson reste la même.

Valeurs nutritionnelles pour 1 portion de 60 g : Énergie : 126,1 kcal /523,8 kjoules – Matières grasses : 10,4 g dont 5,4 g d’AGS – Glucides :  4,3 g dont 1,5 g de sucres – Fibres :  0,4 g – Protéines : 3,6 g – Sel : 0,8 g – Calcium : 25,4 mg – Vitamine C : 4,3 mg.

Coût moyen par convive : 0,45 €  

 


Faites manger du fruit frais autrement grâce à Nutrifruix de Senes Solutions. Vous connaissiez le jus ou les compotes de fruits frais. Pour l’été, nous vous proposons de réaliser vos granités de fruits frais « maison ». Une belle recette riche en vitamine C, très rafraîchissante et hydratante à proposer en collation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Temps de préparation : 10 minutes

Temps de cuisson : aucun

Ingrédients pour 10 convives :

  • 900 gr de pêches blanches
  • 12 gr de Nutrifruix Senes Solutions

 Progression de la recette

  1. Monder et dénoyauter les pêches blanches pour récupérer 70 g de chair
  2. Mixer cette chair avec le Nutrifruix afin d’obtenir une purée fine
  3. Entreposer le mélange dans un bac GN et passer en cellule négative à -20°C pendant 1 h
  4. Réserver au congélateur jusqu’au moment du service
  5. Gratter le mélange et le dresser en coupelle à l’aide d’une cuillère à glace
  6. Servir bien froid

 

Info recette : Cette recette peut être réalisée avec tous les fruits de saison. Vous pouvez agrémenter ce granité avec un sirop pour lui donner de l’originalité (pêche/verveine, melon/orgeat, pastèque/sirop de fraise,….

Coût moyen par convive : 0,23 € 


 

Temps de préparation : 30 minutes

Temps de cuisson des aubergines : 30 minutes

Temps de cuisson de la farce : 30 minutes

 

 

 

 

INGRÉDIENTS POUR 10 CONVIVES

2,500 kg  Aubergines

0,15 L      Huile d’olive

0,100  kg Oignons ciselés

0,800 kg  Égrené de Bœuf

1,500 kg  Tomate concassée

0,050 kg  Ail hachée

1 pièce.   Bouquet garni

0,120 kg  Proti+VEGE Senes Solutions

0,100 kg  Emmental râpé

0,030 kg  Mélange d’herbes fraîches     ciselées

0,100 kg  Chapelure

Sel, Poivre P.M

PROGRESSION DE LA RECETTE

1.Couper les aubergines en 2 dans la longueur et les faire cuire au four à 180°C pendant 20 à 30 minutes.

2.Faire suer les oignons avec 10 cl d’huile d’olive et ajouter la viande de boeuf égrénée

3.Laisser légèrement colorer puis ajouter les tomates, l’ail et le bouquet garni. Mijoter 30 minutes jusqu’à évaporation de l’eau de végétation.

4.Récupérer la chair des aubergines à l’aide d’une cuillère et réserver 10 peaux d’aubergine.

5.Haché finement la chair des aubergines et les ajouter à la farce de viande.

6.Ajouter le Proti+Végé, le fromage râpé et les herbes fraiches ciselées.

7.Rectifier l’assaisonnement et garnir les peaux d’aubergine réservées

8.Déposer dans un plat. Saupoudrer de chapelure et répartir 5cl d’huile d’olive. Gratiner dans un four à 200 °C pendant 15 minutes.

Le p’tit + de la recette

Vous pouvez remplacer la viande de bœuf par de la volaille, du veau, du porc ou de l’agneau., le fromage râpé  par de la féta ou une tome de brebis. Cette fonctionne avec des tomates, des courgettes. Vous pouvez accompagner l’aubergine d’une sauce au fromage frais additionné d’un jus de citron, de menthe fraîche et d’huile d’olive.

Informations nutritionnelles

Matières grasses : 13,2 g dont 4 g d’AGS

Glucides :  7,2 g dont 4 g de sucres

Fibres :  3,7 g

Protéines : 15,1 g

Sel : 0,9 g

Calcium : 75,2 mg

Vitamine C : 10,2 mg.


Cet été, à l’occasion des Olympiades des seniors de Birmingham en Alabama, la centenaire américaine Julia Hawkins, a réalisé le record du monde du cent mètres en moins de 40 secondes dans la catégorie des femmes de plus de cent ans.

Voici une centenaire qui risque de faire des envieux. Pour sa médaille et son record du monde du cent mètres, certes, mais aussi et surtout pour sa forme et sa santé mentale. En effet, Julia Hawkins, maman de quatre enfants, vit à Baton Rouge aux Etats-Unis dans l’Etat de Louisiane. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle « pète la forme » !

« Vous savez à mon âge, ça ne s’arrange pas. Au contraire, les choses empirent… Il ne vous reste qu’une centaine de mètres à faire… Alors il faut les préserver » indique la centenaire qui vient donc de réaliser le record du monde du cent mètres en 39,62 secondes dans la catégorie des femmes de plus de cent ans. Un exploit d’autant plus étonnant que Julia a commencé l’entrainement… il y a vingt ans seulement sur les conseils de ses enfants !

« Je savais que je pouvais courir, car je suis toujours en train de travailler dans le jardin. Et souvent je dois rentrer en courant à la maison pour décrocher le téléphone ! » indique Julia, que l’on surnomme désormais « Hurricane » Hawkins.

Au quotidien, cette vieille dame -ancienne professeur- fait beaucoup de vélo (notamment depuis ses 75 printemps) et entretient ses bonsaïs. Elle a d’ailleurs effectué de nombreuses courses à bicyclette et en a remportées plusieurs. Bref, la compétition, elle connait !

Ses secrets de longévité ? Avoir un bon mari, bien dormir, manger beaucoup de fruits et légumes, peu de viande rouge et bien sûr, faire de l’exercice physique. Par ailleurs, elle n’a jamais bu, ni fumer. « Il ne s’agit pas de trop faire, mais de faire au mieux ce que vous êtes capable de réaliser » conclut-t-elle en ajoutant : « Je n’ai pas l’impression d’avoir cent ans. Je me sens comme quelqu’un de 60 ou 70 ans… »

 

Source : http://www.senioractu.com/Julia-Hawkins-101-ans-record-du-monde-du-100-metres-_a20184.html


Les résultats du huitième Baromètre Santé 360 portant sur le thème « Grand âge, dépendance, accompagnement du vieillissement » réalisée par Odoxa pour le compte de la Fédération hospitalière de France, Ramsay-Générale de Santé, la Mutuelle nationale des hospitaliers et Orange Healthcare, avec le concours scientifique de la Chaire santé de Sciences Po, ont été présentés le 3 juillet. L’occasion d’aborder la perception qu’a la population sur l’accompagnement du vieillissement et de la dépendance, l’importance des objets connectés et le vécu des aidants familiaux. Les Français considèrent que la politique actuelle d’accompagnement du vieillissement est insatisfaisante et plaident pour la création d’un cinquième risque.

L’accompagnement du vieillissement et de la dépendance est un sujet de préoccupation majeure : près de neuf Français sur dix jugent ce sujet important et les trois quarts des plus de 65 ans se sentent concernés.

Or, 68% des Français considèrent la prise en charge actuelle proposée par les pouvoirs publics comme étant insatisfaisante et 65% se disent inquiets de leur capacité à accéder aux services et aides dont ils pourraient avoir besoin en vieillissant.

Pour Cédric Arcos, délégué général adjoint de la FHF, « la question des financements doit redevenir politique et il faut s’interroger sur les moyens que la société souhaite accorder au vieillissement ».

Huit Français sur dix méconnaissent les dispositifs de prise en charge de la perte d’autonomie

Les Français sont d’ailleurs 42 % à être inquiets des problématiques de santé qu’ils vont éventuellement rencontrer en vieillissant.

Les inquiétudes concernent plus particulièrement les risques d’être atteints de troubles cognitifs (Alzheimer, sénilité précoce…), car les Français sont persuadés que ce sont les troubles pour lesquels il existe le moins de solutions de prise en charge.

« Huit Français sur dix méconnaissent les dispositifs de prise en charge de la perte d’autonomie et les trois quarts les jugent complexes, peu efficaces, pas adaptés à leurs besoins et peu accessibles », rapporte Gaël Sliman, président de l’Institut Odoxa.

En cas de perte de dépendance, 87 % des personnes interrogées voudraient rester chez elles en adaptant leur domicile et un tiers privilégierait l’alternance entre séjours hospitaliers et le domicile. « Il faut en finir avec l’opposition entre l’établissement et le domicile. Il faut penser la prise en charge en coopération », soutient Cédric Arcos.

Les Ehpad gagneraient à utiliser la télémédecine

Par ailleurs, 56 % des Français ont une mauvaise image des Ehpad. Ils sont en revanche 60 % à avoir une bonne image des professionnels de santé qui y travaillent. « 84 % des Français estiment que ces établissements disposent de moyens insuffisants et qu’ils y gagneraient à utiliser des nouveaux outils », fait savoir Gaël Silman. Par exemple, la télémédecine notamment pour faciliter l’accès à des consultations avec des spécialistes ou encore les objets connectés comme des bracelets électroniques qui permettent aux résidents d’Ehpad de gagner en sécurité et en autonomie.

Les Français interrogés sont également convaincus à 71 % que l’utilisation des objets connectés permet un maintien des personnes à domicile, comme 76 % des médecins et infirmiers, et 83 % des directeurs d’hôpitaux et d’Ehpad. Ainsi, 80 à 90 % des Français sont favorables à ce que l’État prévoit des financements spécifiques pour les technologies d’aide au maintien à domicile.

« Il est possible de faire des économies objectivables avec les objets connectés, par exemple sur les chutes. Une partie des économies devrait permettre de financer les nouvelles technologies », soutient le Dr Philippe Denormandie, directeur des relations santé à la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH).

Plus de 8 millions d’aidants familiaux à accompagner

Autre point abordé : les aidants, qui représentent près de 8 millions et demi de Français, dans l’ignorance totale des professionnels de santé qui sous-estiment leur nombre.

« Les médecins pensent qu’ils sont 3 millions, les directeurs d’hôpitaux et d’Ehpad tablent sur 2 millions. Ce sont les infirmières qui estiment le mieux ce nombre avec 9,4 millions », explique Gaël Sliman.

Les aidants sont en majorité des femmes, un sur deux à plus de 50 ans, et ils s’occupent à 58 % de leurs parents et à 18 % de leur conjoint. « Mais plus de huit aidants sur dix ne bénéficient d’aucune aide et un sur deux d’aucune solution de recours. Résultat, sept aidants sur dix ne s’estiment pas aidés par les pouvoirs publics », ajoute-t-il.

Plus globalement, neuf Français sur dix jugent que les politiques publiques ne sont pas adaptées, laissant un trop important « reste à charge aux familles ». De fait, les deux tiers des Français seraient favorables à la création d’un « 5e risque » dédié au financement public de la prise en charge du vieillissement.

 

Source : http://www.gazette-sante-social.fr/40264/deux-tiers-des-francais-seraient-favorables-a-la-creation-dun-5e-risque


En Birmanie, pays d’Asie du Sud-Est, la retraite n’existe pas et un cinquième des personnes âgées travaillent. Traditionnellement, ce sont les enfants qui s’occupent de leurs parents âgés. Cependant, la pauvreté, l’inflation et l’urbanisation poussent de plus en plus d’entre eux à tourner le dos aux traditions et à abandonner leurs aînés, dans le sens littéral du terme.

De plus en plus de personnes âgées abandonnées sur la route en Birmanie

En Birmanie, certaines personnes âgées sont abandonnées par leurs enfants sur le bord de la route, près d’une décharge ou d’un cimetière, à l’instar de Tin Hlaing, abandonnée par ses 4 enfants à l’âge de 70 ans. Elle vit aujourd’hui dans l’un des rares centres de Birmanie qui recueille les personnes âgées : la « Maison du crépuscule » (See Sar Yeik en birman), situé dans la banlieue sud de Rangoun.

Khin Ma Ma - Maison du crépuscule - Birmanie

« Quand elle est arrivée, elle était mal en point, désorientée, déshydratée et très en colère surtout », raconte Khin Ma Ma, responsable des lieux.

Tin Hlaing est loin d’être un cas isolé. Créée en 2010 par une association dirigée par une écrivaine, ce centre, qui s’occupe de personnes de plus de 70 ans, malades, sans ressources et sans famille, comptait à l’origine 8 personnes. Ils sont plus de 120 aujourd’hui, avec une centaine de personnes sur liste d’attente.

 

Des personnes âgées isolées qui n’ont nulle part ou aller

La plupart des personnes âgées de ce centre passent leur journée assis ou couchés sur leurs lits, le regard dans le vide.

Khin Ma Ma se souvient d’une vieille dame qui avait passé plusieurs nuits dehors avant d’être ramassée. Blessée, mordue par des rats, elle n’avait survécu que quelques mois. « Les personnes âgées ne devraient pas être traitées comme ça et ceux qui les abandonnent devraient être poursuivis », explique-t-elle.

Dans ce pays pauvre, le gouvernement, mené Aung San Suu Kyi, a récemment mis en place une aide de 10 000 kyats (6,40€) par mois, mais uniquement destinée aux personnes de plus de 90 ans.

 

 

Source : https://www.silvereco.fr/des-personnes-agees-abandonnees-sur-le-bord-de-la-route-en-birmanie/3185609


Dans le cadre du 7ème Colloque sur les âges de la vie organisé par Catherine Bergeret-Amselek les 6 et 7 octobre 2017 à Paris au Couvent de Cordelies, des spécialistes vont s’interroger sur les liens possibles entre Alzheimer et autisme.

Ce colloque propose de mettre en perspective ces deux grandes causes de santé publique que sont la maladie d’Alzheimer -dans tous les aspects qu’elle revêt- et l’autisme sous les différentes formes de son expression. Deux univers que tout oppose apparemment, et pourtant, en dépassant ces différences, et bien que cela n’ait jamais été vraiment exploré, pouvons-nous établir des liens entre ces deux pathologies, tant au niveau neurologique que psychologique, comportemental, relationnel et émotionnel ?

L’intérêt, en croisant nos regards, est d’améliorer la prise en charge autant de l’une que de l’autre et de faire avancer la clinique et la recherche. C’est précisément ce que vont essayer de faire ces deux journées d’échanges et de réflexions.

Le patient atteint de la maladie d’Alzheimer semble n’être déjà plus là alors que le jeune autiste semble n’être pas encore complètement arrivé. Dans l’Alzheimer comme dans les différentes formes d’autismes, le Sujet paraît absent. Est-il vraiment absent ou inatteignable ou simplement masqué et toujours là ?

C’est précisément le pari du Sujet qui sera soutenu par les trente intervenants ici réunis : neurobiologistes, neuropsychologues, psychogériatres, pédopsychiatres, psychologues, psychanalystes, artistes, soignants, directeurs d’établissement. Ces derniers proposeront une approche pluridisciplinaire de ces deux pathologies qui ne surviennent pas au même moment de la vie et qui sont caractérisées toutes les deux par une atteinte généralisée des liens dans des contextes et des causalités différentes.

Le patient souffrant d’Alzheimer est engagé dans des troubles à la fois d’origine neurologique, cognitive et psychologique qui bouleversent son rapport à lui-même et aux autres, perturbant son vécu émotionnel et son identité. Sa relation au monde extérieur est bouleversée. Quant aux personnes souffrant d’autisme, à des degrés divers et sous différentes formes, elles sont aussi touchées à tous ces niveaux et elles ne peuvent articuler leurs sensations internes avec leurs perceptions du monde extérieur.

Tout le travail du thérapeute en dehors de toute théorie ou “supposé-savoir” ne devra-t-il pas consister à s’accorder à leurs univers pour favoriser une ouverture qui les mènera vers l’intersubjectivité ?…
Tous sont submergés par des angoisses archaïques extrêmement violentes, parmi lesquelles : impression de vidage, de chute sans fin. Tous ont une sensorialité perturbée qui met en péril leur contact avec d’autres sujets humains.

C’est pour cela que les thérapies à médiation robotique ou à médiation animale peuvent les préparer en douceur à une reconnection d’un éprouvé sensoriel favorisant l’accès à l’altérité. L’art-thérapie peut également aider le sujet Alzheimer à se reconnecter sur sa mémoire affective et le sujet autiste à rassembler des sensorialités éparpillées. A partir de l’aire transitionnelle ainsi ouverte, un accordage affectif peut avoir lieu.

Dans les pathologies Alzheimer comme dans les différentes formes d’autisme, le Sujet est touché dans son intégrité psychique et corporelle et nous emmène au cœur des processus archaïques, un Sujet qui n’habite plus entièrement son corps ou l’habite autrement, un corps trop souvent réduit par ceux qui l’approchent au tout neuronal, à une dimension machinale, chosifié dans des visées normatives et rééducatives au détriment de sa dimension psycho-affective. Sans évacuer aucune des sources de ces symptomatologies multifactorielles, c’est à l’intériorité de ce Sujet coupé plus ou moins de lui-même et de son histoire, mais surtout coupé des autres que nous nous intéresserons.

Nous proposerons des pistes pour un travail en réseaux efficace. A cet effet nous insisterons non seulement sur l’importance d’une prévention non prédictive, mais aussi sur la nécessité d’un management bien-traitant pour les équipes soignantes, qui pérennise dans la durée une culture du prendre soin permettant que les formations enseignées soient intégrées dans le quotidien du terrain, les soignants ayant du plaisir à travailler ensemble.

Seule une réflexion éthique, politique et clinique collective qui respecte des approches complémentaires adaptées à la singularité de chaque situation sera garante d’une prise en charge globale de ces patients atteints dans leur identité. Par ailleurs, tisser une alliance thérapeutique avec les familles, ces “aidants familiaux” ayant un proche souffrant d’Autisme ou d’Alzheimer est indispensable, si nous voulons gagner ce “pari du Sujet”, d’un Sujet en devenir au-delà des origines complexes de ces troubles.

Ce colloque s’adresse particulièrement à tous les professionnels de la périnatalité, de l’enfance, de l’adolescence et de l’adulte âgé : psychologues, psychanalystes, soignants, pédopsychiatres, gériatres, travailleurs sociaux, médecins, enseignants, étudiants en médecine et en psychologie, mais aussi aux cadres de santé, directeurs d’établissement et responsables de formations continues, ainsi qu’aux aidants professionnels et familiaux.

 

Source : http://www.senioractu.com/Et-si-Alzheimer-s-et-Autisme-s-avaient-un-lien_a20162.html


Il est admis que le sommeil est propice à la consolidation des connaissances acquises dans la journée. Mais pouvons-nous apprendre de nouvelles choses en dormant ? En exposant des sujets à des stimuli sonores répétés, des chercheurs viennent de montrer que, dans certaines phases du sommeil, le cerveau est capable d’apprendre des sons récurrents mais que ces mêmes sons peuvent aussi être oubliés durant les phases de sommeil les plus profondes.

Le cerveau humain possède une capacité surprenante d’apprentissage : il peut mémoriser un signal auditif dénué de sens dès lors que celui-ci est répété. Ainsi, le bruit blanc, comme le son produit par une radio lorsqu’elle ne reçoit pas de signal, peut être appris après seulement quelques présentations, sans même que l’on ait besoin d’y prêter attention.

Les chercheurs ont choisi cette stimulation auditive passive, particulièrement bien adaptée au sommeil, pour explorer le lien entre apprentissage et sommeil. Ils ont exposé des volontaires à des bruits intégrant des sons répétés pendant leur sommeil et suivi leur activité cérébrale par électroencéphalographie.

Un son nouveau ou un son appris ne générant pas la même réaction cérébrale, l’analyse électroencéphalographique permet aux chercheurs de déterminer si un son entendu est mémorisé, même lorsque le sujet est endormi.

L’analyse de l’activité cérébrale pendant la nuit et des réponses comportementales au réveil ont montré que les sujets reconnaissent les bruits qu’ils ont entendus pendant leur sommeil paradoxal et leur sommeil lent léger.

Ces observations révèlent la capacité de notre cerveau à apprendre durant ces deux phases de sommeil à la fois très différentes d’un point de vue de leur activité cérébrale mais durant lesquelles notre cerveau peut traiter une information complexe, qu’elle soit exogène ou endogène*.

Alors que de précédents travaux réalisés chez l’Homme et l’animal avaient montré que certaines formes d’apprentissage, comme le conditionnement, étaient possibles durant le sommeil**, cette nouvelle étude montre qu’il est possible de mémoriser de nouvelles représentations et de nouveaux objets (ici auditifs) durant le sommeil.

De plus, cette étude se distingue sur les résultats obtenus lors d’une autre phase du sommeil : le sommeil lent profond. Les chercheurs y ont découvert un phénomène complètement inverse : pendant ce sommeil profond, les sons appris précédemment, pendant la phase de sommeil lent léger, sont oubliés, « désappris », comme effacés. Au réveil, ces sons se sont même révélés plus difficiles à apprendre que des sons nouveaux.

Ces résultats sont compatibles avec l’idée que le sommeil lent léger et le sommeil paradoxal sont des états favorables à la plasticité cérébrale et à la consolidation active de la mémoire, tandis que le sommeil lent profond permettrait une forme d’oubli nécessaire pour éviter l’accumulation de souvenirs jour après jour.

Cette interprétation est innovante car elle permettrait de réconcilier deux modèles souvent jugés comme opposés sur le rôle du sommeil dans la mémoire : le sommeil permettrait bien de consolider les connaissances acquises dans la journée mais il joue aussi le rôle de filtre, qui effacerait du cerveau les informations qui ne sont plus nécessaires. Cette découverte amène désormais une autre question aux chercheurs : quels sont les mécanismes qui se cachent derrière l’ambivalence du lien entre sommeil et mémoire ?

Cette étude, menée par le Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique (CNRS/ENS Paris/EHESS) en collaboration avec le Laboratoire des systèmes perceptifs (CNRS/ENS Paris) et le Centre du sommeil et de la vigilance (AP-HP/université Paris Descartes) de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu – AP-HP a été publiée dans Nature Communications le 8 août 2017.

* Pendant la phase de sommeil léger, le cerveau est capable de traiter des informations dites exogènes (venant de l’extérieur), alors que dans le cas du sommeil paradoxal et des rêves, le cerveau traite principalement des informations endogènes (venant de l’intérieur).
** Des expériences récentes d’apprentissage par conditionnement ont montré que lorsque de mauvaises odeurs sont présentées juste après des sons à des sujets endormis, ceux-ci retiennent leur respiration. Un réflexe qui est conservé même lorsqu’ils n’entendent que les tonalités (alors qu’aucune odeur ne leur est présentée) dans le sommeil.

 

Source : http://www.senioractu.com/Apprendre-et-oublier-pendant-son-sommeil-deux-processus-etroitement-lies_a20199.html


La maison de retraite de Paimboeuf, en Loire-Atlantique, est en pleine souffrance ! La semaine dernière, les 5 agents de l’établissement et les 58 pensionnaires ont entamé une grève, pour dénoncer leurs conditions de vie et les conditions de travail. Leurs témoignages décrivent un quotidien, qui ne permet pas de gérer convenablement le fonctionnement de la maison de retraite et pose de nombreux problèmes.

Depuis déjà quelque temps, les employés se retrouvent débordés, en manque d’effectif, et travaillent à la chaîne. Notamment au moment des bains, comme l’explique l’une des aides-soignantes auprès de Ouest France : «  En gros, nous disposons de quinze minutes pour la toilette de chaque personne. C’est la chaîne. On n’a pas le temps de discuter et pourtant, elles sont très en demande. S’il y avait plus d’échanges, il y aurait moins d’antidépresseurs et de somnifères . Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de l’établissement des Opalines, qui avait entamé la grève « la plus longue de France » il y a quelques semaines.

 

L’une des pensionnaires, Juliette Abellard, est dépendante des aides-soignantes pour se lever, se coucher et se laver, depuis qu’une maladie atrophie ses muscles. Elle raconte que sa dernière douche et son dernier shampooing remontent à il y a trois semaines. Une éternité, qui montre bien les conditions de vie déplorables dans la maison de retraite, qui facture ses résidents 2 000 € par mois.

Crédit photo : Femme âgée avec son soignant à la maison / Shutterstock

Les résidents critiquent ce triste quotidien qui n’équivaut pas à une vie selon eux. Jeanine Pichavent décrit, à 84 ans, des horaires variables, des conditions insupportables : « On ne me lève jamais à la même heure  9 h, 11 h 30… Tout dépend de la tournée du jour. Le soir, je suis couchée à 19 h 30. Je ne vois pas très bien, alors la TV, je ne la regarde pas trop. Je reste là à attendre. Attendre le sommeil ».

Crédit photo : Ouest France

Les aides-soignantes sont bien conscientes des dysfonctionnements et ne sont pas satisfaites de cette réalité. L’une d’entre elles confie ressentir de la honte en raison du travail mal fait : « C’est très dur de rentrer chez soi avec le sentiment du travail mal fait. Maintenant j’ai honte de la manière dont on les traite. Dans quelques années, c’est moi qui serai résidente ici. Et je n’ose pas imaginer dans quelles conditions ». Guillaume Gandon, qui est animateur permanent, décrit un quotidien d’ennui : «  On estime qu’un résident dort huit heures, a quatre heures trente de soin et, au mieux, deux heures d’animations. Le reste ? C’est un ennui que nous-mêmes, on ne supporterait pas  ».

Crédit photo : Infirmière qui sert de lanourriture dans une maison de retraite / Shutterstock

La direction a annoncé avoir engagé des employés supplémentaires pour que les soignants puissent prendre leurs vacances. Trois jeunes en contrat de service civique ont été recrutés pour renforcer l’animation des personnes âgées.

 

Source : http://www.demotivateur.fr/article/les-pensionnaires-d-une-maison-de-retraite-ont-entame-une-greve-pour-denoncer-les-mauvaises-conditions-de-vie-10918

 

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